PHILIPPE JAENADA, prix Femina 2017, à Libri Mondi

« Les livres de jaenada rendent la critique littéraire totalement inutile. On peut juste dire au lecteur: ouvrez-en un et lisez la première ligne. On est à peu près certain qu’il ne le lâchera plus. »
L’Express

LA RENCONTRE AVEC PHILIPPE JAENADA SERA ANIMEE PAR LAURENT CHALUMEAU

Peu importent l’époque, le sujet ou l’humeur de leur auteur, les livres de Jaenada sont toujours à forte teneur autobiographique. Mais on est loin de l’autofiction ou du nombrilisme. Son œuvre est incroyablement spirituelle. Légère et débordante d’autodérision.

 

Même lorsqu’il s’attaque à des sujets aussi sérieux, voire tragiques, que l’affaire Pauline Dubuisson dans les années 50, qui avait déjà inspiré le film La Vérité, de Clouzot, ou le parcours du légendaire braqueur Sulak dans la France des années 1970.

Philippe-Jaenada-laureat-du-prix-Femina-pour-La-serpe
Philippe Jaenada

Dans La Serpe, son dernier ouvrage, il s’intéresse à l’histoire de Georges Arnaud, l’auteur du roman Salaire de La Peur. Un écrivain à succès qui, toute sa vie, sera soupçonné d’avoir assassiné sa famille à coups de serpe, en 1941, dans un château du Périgord…Fasciné par cette histoire, Jaenada part sur ses traces, et mène l’enquête, à sa manière. Unique et irrésistible.

Sébastien Bonifay

                                                    EXTRAIT DE LA PETITE FEMELLE

jaenada

« Dans l’arène du Palais de Justice de Paris, Pauline Dubuisson a combattu toute seule, en éclaireuse, face à une génération entière, celle d’avant-guerre, face même à des centaines d’années de vertu hypocrite (de mes fesses) et de domination masculine, face à une société qui ne voulait pas d’elle, qui ne voulait pas des filles comme elle – que le ciel l’en préserve.

Elle n’était que ça, une fille, autant dire pour eux presque rien, mais elle les a regardés droit dans les yeux, les vieux maîtres, vaillamment, irrévérencieuse, elle n’a jamais baissé la tête, ne s’est jamais tordu les doigts en sanglotant de honte, comme doit le faire une femme, elle n’a pas poussé de cris hystériques ni jamais ne les a suppliés de lui pardonner, et cette résistance frontale, cette insolence les a rendus fous. De rage. Ils l’ont vaincue, évidemment, ils l’ont détruite. »

Bibliographie sélective:
Le cosmonaute, Grasset, 2004
La femme et l’Ours, Grasset, 2011
Sulak, Julliard, 2013, -Prix d’une Vie Le Parisien
La petite femelle, Julliard, 2016
La serpe, Julliard, 2017, Prix Femina

 

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